Une nouvelle chaudière posée, des radiateurs raccordés, un ballon d’eau chaude installé : l’appareil fonctionne, mais le chantier n’est pas terminé pour autant. Les finitions conditionnent à la fois la sécurité de l’installation, son rendement, sa durée de vie et l’aspect de vos pièces. Voici les étapes à réaliser, ou à vérifier chez votre installateur, après des travaux de chauffage ou de plomberie.
1. Remplir, purger et mettre en pression le circuit
Un circuit de chauffage neuf ou vidangé contient de l’air. Il provoque des radiateurs froids en partie haute, des bruits de glouglou et un circulateur qui tourne à vide.
- Remplissez lentement l’installation par le robinet de remplissage, chaudière à l’arrêt.
- Purgez chaque radiateur, en commençant par le plus bas et le plus proche de la chaudière, jusqu’à ce que de l’eau sans bulles s’écoule.
- Ajustez la pression : pour une maison individuelle, elle se situe généralement entre 1 et 1,5 bar à froid. Suivez la valeur indiquée par le fabricant de la chaudière.
- Recommencez la purge après quelques jours de chauffe : l’air dissous dans l’eau neuve remonte progressivement.
2. Contrôler l’étanchéité de chaque raccord
Tous les raccords réalisés doivent être vérifiés à froid, puis à chaud : les dilatations révèlent souvent une fuite invisible au départ. On contrôle les écrous des vannes de radiateurs, les raccords de la chaudière, les flexibles du ballon, le groupe de sécurité et l’évacuation des condensats.
Une goutte toutes les heures suffit à faire baisser la pression, à corroder un plancher ou à créer une tache au plafond de l’étage inférieur. Les installateurs réalisent en général un essai de pression avant de refermer les coffrages.
3. Équilibrer les radiateurs
Dans une installation mal équilibrée, les radiateurs proches de la chaudière chauffent trop et les plus éloignés restent tièdes. Le réglage se fait grâce au té de réglage, situé sur le raccord de retour de chaque radiateur : on le ferme légèrement sur les radiateurs les plus proches pour envoyer plus d’eau chaude vers les plus éloignés. Bien fait, cet équilibrage améliore le confort et réduit la consommation.
4. Calorifuger les tuyaux
Les canalisations d’eau chaude et de chauffage qui traversent un garage, une cave, des combles ou un vide sanitaire perdent de la chaleur inutilement. Une gaine isolante (mousse ou laine minérale) limite ces pertes et protège aussi les tuyaux contre le gel. Côté eau froide, le calorifugeage évite la condensation sur les tuyaux en été.
5. Évacuer correctement les condensats
Une chaudière à condensation produit plusieurs litres d’eau légèrement acide par jour. Le tuyau d’évacuation doit avoir une pente régulière, passer par un siphon et rejoindre une évacuation d’eaux usées. Un tuyau qui remonte, est écrasé ou passe à l’extérieur sans protection contre le gel provoque une mise en sécurité de la chaudière, souvent au cœur de l’hiver.
6. Habiller sans gêner l’entretien ni la sécurité
Les coffrages, caches-tuyaux et habillages de chaudière rendent l’installation plus discrète, à condition de respecter quelques règles :
- laisser l’accès aux vannes, au groupe de sécurité, au vase d’expansion et aux purgeurs ;
- respecter les dégagements prévus par le fabricant autour de la chaudière, pour l’entretien et le refroidissement ;
- ne jamais obstruer les entrées d’air et les ventilations obligatoires d’une chaudière gaz à tirage naturel ;
- prévoir une trappe de visite pour tout raccord enfermé dans une cloison ou un coffrage.
7. Reboucher proprement saignées et traversées
Le passage des tuyaux laisse des saignées dans les murs et des trous dans les cloisons et planchers. On les rebouche après l’essai d’étanchéité, jamais avant. Les traversées de murs et de planchers se font dans un fourreau : le tuyau peut ainsi se dilater sans fissurer l’enduit ni grincer. Autour des appareils sanitaires, un joint silicone sanitaire neuf évite les infiltrations derrière le carrelage.
8. Mise en service, réglages et documents
La mise en service d’une chaudière ne se limite pas à l’allumage. Le professionnel :
- vérifie le bon fonctionnement des sécurités et le tirage ou l’étanchéité du conduit de fumées ;
- règle la combustion et contrôle les rejets ;
- programme la régulation : courbe de chauffe, sonde extérieure, thermostat d’ambiance ;
- vous explique les gestes du quotidien (pression, réarmement, programmation).
Conservez soigneusement la notice, la facture détaillée, le certificat de garantie et, pour une installation gaz neuve ou modifiée, le certificat de conformité. Ces documents vous seront demandés en cas de sinistre, de vente du logement ou de demande d’aide financière.
9. Prévoir l’entretien annuel
Pour une chaudière gaz, fioul, bois ou une pompe à chaleur, l’entretien annuel est obligatoire pour les appareils de 4 à 400 kW. Il maintient le rendement, prévient les pannes et le risque d’intoxication au monoxyde de carbone, et donne lieu à une attestation à conserver. Le premier entretien a lieu un an après la mise en service.
Faire appel à un chauffagiste pour les finitions
Si votre installation a été réalisée par une entreprise qui n’a pas terminé les finitions, ou si vous constatez des radiateurs mal équilibrés, une pression instable ou une fuite après travaux, nos techniciens interviennent à Paris et en Île-de-France. Découvrez notre service d’installation de chaudière et d’entretien de chaudière, ou appelez le 01 85 15 71 54.
Questions fréquentes
Combien de temps après l’installation faut-il purger les radiateurs ?
Une première fois à la mise en eau, puis après quelques jours de fonctionnement, et ensuite au début de chaque saison de chauffe ou dès qu’un radiateur chauffe mal en partie haute.
La pression de ma chaudière baisse après les travaux : est-ce normal ?
Une légère baisse est fréquente les premiers jours, le temps que l’air s’évacue. Si la pression continue de baisser après plusieurs remplissages, il y a une fuite sur le circuit ou un défaut sur le vase d’expansion ou la soupape de sécurité : faites contrôler l’installation.
Peut-on enfermer une chaudière dans un placard ?
Oui pour certains modèles étanches (à ventouse), à condition de respecter les dégagements indiqués par le fabricant et de garder l’accès pour l’entretien. Pour une chaudière gaz à tirage naturel, l’aération du local est réglementée : demandez l’avis de votre chauffagiste avant tout aménagement.

